28.08.2009
Dixains IX
Ce pavé que l’Europe foule
Est gras encor du suif des morts.
Leurs os, qui n’ont plus de remords,
Y dorment au pas de la foule,
D’un sommeil noir, à pleins paniers.
— Dors-tu, Cathau, loin des charniers
Où tes crapauds, sous l’herbe verte,
Enchantaient le cœur des passants :
Toi qu’un jour l’aube, aux Innocents,
Trouva nue, et la gorge ouverte ?
20:10 Publié dans Dixains | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


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Commentaires
Qui était
cette Cathau
je ne le sais
et tout compte fait
ne tiens pas trop
à le savoir
place au mystère
bonne fin d'août
Ecrit par : Xian | 16.08.2009
Catau ?
C'est dans Villon me semble-t-il
La ballade aux dames du temps jadis.
Dur ce texte mais toujours vrai.
Ecrit par : Rosa | 08.09.2009
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